Bruit au travail : la vérité sur les open spaces !

Bruit au travail : la vérité sur les open spaces !



Stress, fatigue, perte de concentration ... L'adage des open spaces !


Imaginés, il y a plus de soixante-dix ans, les open spaces sont devenus à présent le standard pour les entreprises désirant bénéficier d’une ambiance de travail conviviale.


L’objectif était ambitieux et faisait parler de lui-même : améliorer à la fois la qualité de vie au travail des salariés tout en boostant leur productivité, par la mise en commun des connaissances et savoir-faire ainsi que par une communication dite décomplexée et facilitée.

Bien entendu, la vision d’un bureau ouvert, éclairé et animé est beaucoup plus attirante qu’un bureau austère avec une seule fenêtre … Seulement voilà, faire le choix de l’open space c’est aussi faire le choix d’abandonner les personnes nécessitant un environnement de travail calme où la concentration est de rigueur.



A partir des années 80, le décloisonnement par la création d’environnements de travail collectifs où l’émulsion collective est poussée à son paroxysme était alors un enjeu à la fois social et économique. En effet, les entreprises économisèrent de l’argent sur les charges d’agencement, sur les mètres carrés … tout en donnant l’image d’une entreprise « cool » et tendance où il fait bon vivre. 

Si bien qu’aujourd’hui deux tiers des salariés français travaillent dans des espaces de travail collaboratifs ...

Mais dans ce cas … pourquoi cet article ? Nous allons voir que les open spaces, terrains privilégiés des start-up et des agences, cachent plusieurs vérités qui témoignent d’un mal être naissant chez les salariés … 

Un espace de travail où il devient difficile de travailler … Un comble !


Un aménagement favorisant, à terme, l’isolement.

Un lieu propice aux échanges ?

Les open-spaces ont été créés à l’origine afin de favoriser les interactions, les échanges et l’émulsion collective. Ils permettent de donner l’impression aux salariés de travailler ensemble vers un objectif commun permettant aussi de favoriser la cohésion de l’ensemble et l’appartenance à une entreprise commune. On retrouve ainsi l’adage : " moins de cloisons, plus de cohésion "

A tort malheureusement, travailler dans un espace commun ne permet pas de favoriser la cohésion entre collègue, bien au contraire …
Une étude de Harvard met en lumière une réaction humaine qui pousserait les personnes à s’isoler et à interagir plutôt par mail plutôt que d’aller voir directement la personne en question.

En effet, depuis quelques années, les salariés ne parviennent plus à percevoir les avantages de travailler dans ce type d’environnement de travail et, au contraire, le décrivent comme un espace de distraction où il devient de plus en plus difficile de travailler, de s’y concentrer. En effet, en 2017, 57% des actifs français préfèrent travailler dans un bureau individuel fermé.

Les caractéristiques revenant le plus souvent sont le manque d’intimité, la proximité et le bruit parfois trop marquée avec les collègues de travail entraînant ainsi un symptôme de contre-productivité dans les open-spaces. (cf. " Top 10 des idées reçues sur le bruit au travail que vous devez connaître ! ")

D’après un sondage réalisé par l’agence d’intérim Qapa, 71% des femmes estiment travailler avec des collègues gênants contre 62% des hommes.
Paradoxalement, 89% des sondés ne pensent pas être gênants pour les autres, comme dirait Jean-Paul Sartre : l’enfer, c’est les autres.


Plus d’interactions = Plus de productivité ?

Il a été prouvé que disposer d’un bureau fixe et stable permettait d’accroître le capital confiance des salariés.
Il leur permet de s’établir et de situer le bureau comme un point de repère associé à la dynamique de travail. Les open-spaces ne permettent plus cela, ils incitent les salariés à s’écarter du groupe, à s’isoler afin de pouvoir se concentrer pleinement sur leurs tâches en limitant au maximum les potentielles interruptions causées par les collègues de travail et le bruit qu’ils génèrent. 

En effet, les open-spaces vantaient les mérites d’un modèle permettant d’allier sociabilité et productivité. Or, on se rend compte qu’entre sociabilité et productivité, il faut choisir. On ne peut concilier les deux dans ces environnements de travail. On reproche également aux open-spaces d’être des espaces de contrôle où le responsable, le directeur … peut aisément avoir un œil sur l’ensemble du service ou de l’entreprise ce qui est paradoxal par rapport aux bonnes pratiques managériales actuelles qui prônent une gouvernance flexible des horaires et du lieu de travail. 


Des chiffres assez parlant sur l’état actuel des open-spaces …

Vous l’aurez compris les open-spaces ne peuvent se targuer de remplir les objectifs initialement définis par les dirigeants.
La faute à une sous-évaluation du potentiel de nuisance que peuvent générer des salariés rassemblés dans une même pièce. 


La communication par mail en plein essor.


Là où cela devient intéressant c’est la façon de se prémunir des gênes occasionnées par les autres. Certains, comme je l’ai mentionné plus haut, vont privilégier les échanges électroniques aux échanges verbaux …
Deux chercheurs de la Harvard Business School sont parvenus à démontrer que les open-spaces inhibent les relations interpersonnelles au sein de l’entreprise et réduisent par conséquent les interactions individuelles, en face à face notamment et ce, de 70%. 

Le mail est ainsi devenu l’outil de communication phare de l’open-space.
En effet, il a été montré qu’en open-space, les collaborateurs s’envoyaient entre 20 et 50% de mail en plus. 
La réflexion devient alors la suivante : si je dois m’entretenir avec un collaborateur dans le même open-space que moi, plutôt que d’aller le voir directement et d’avoir une conversation avec lui pouvant indéniablement gêner nos collaborateurs par notre échange verbal, je vais regarder si cette personne est présente à son bureau afin de lui envoyer un mail. 

En effet, il est facile d’imaginer des open-spaces où chacun parlerait librement à la personne de son choix créant ainsi un bruit, un brouhaha ambiant, rendant la concentration impossible pour les autres collaborateurs. 


Investir dans le silence, c’est surtout investir
dans la pérennité de son entreprise.


" De ce fait, les open-spaces censés accroître les échanges libres et verbaux par la proximité avec nos collègues de travail ne font que résorber cette possibilité en créant un espace de travail où chacun doit prendre garde à ne pas gêner l’autre, ne pas faire de bruit et opte finalement pour la solution du mail, bien moins gênante pour les autres mais bien plus polluante pour la planète, mais ça c’est un autre sujet …" 

Les relations sociales au sein de l’entreprise s’en retrouvent alors amputées diminuant ainsi la collaboration entre les différents acteurs d’un même projet. 


Non, les open spaces n’améliorent pas la productivité … Bien au contraire.
 

Une concentration rendue difficile …

Venons-en à présent à la partie à laquelle nous sommes les plus sensibles, surtout dans notre société actuelle où la moindre gêne peut être vécue comme une atteinte à l’espace de travail personnel, je parle bien entendu du bruit

Comme nous l’avons vu dans la partie précédente, les open-spaces à défaut de favoriser l’émulsion collective, de privilégier les interactions interpersonnelles, isolent les salariés

En effet, la moindre conversation intelligible peut s’avérer être une source de distraction pour notre cerveau à notre insu. Ce dernier, bien qu’étant un organe très puissant, notre attention, elle, est fragile, il suffit alors du moindre bruit pour la faire dévier de notre sujet initial empêchant ainsi de se focus sur le travail en cours. De ce fait, en l’absence de bouchon d’oreille ou de casque anti-bruit, l’isolement reste la meilleure des solutions pour pallier ce problème. 

Chaque jour, 86 min sont perdues en moyenne chez les salariés en open-space à cause des fréquentes interruptions liées au bruit …

France Info


Certaines études vont plus loin et parviennent à démontrer que lorsque nous perdons notre concentration (par l’interjection d’un collègue, d’une discussion trop forte), il nous faut environ 25 minutes pour la retrouver. A présent, si nous faisons le calcul, les employés en open-space perdraient en moyenne 86 minutes de travail par jour, ce qui s’avère être considérable, ne serait-ce que sur une semaine de travail … 


La motivation des salariés en pâtit elle aussi …

De plus, la baisse de concentration et de productivité s’accompagne la plupart du temps d’une diminution de la motivation.
On entre ainsi dans un cercle vicieux, un engrenage malveillant nuisant à l’efficacité des salariés sur leur lieu de travail. 

« Le silence est d’or » devient alors bien plus qu’un proverbe mais bel et bien un fait de société. En effet, les salariés constituent l’actif le plus important d’une entreprise. S’ils ne se sentent pas bien au sein de leur travail, l’entreprise en pâtira forcément. De ce fait, il devient primordial de leur offrir un environnement de travail sain favorisant à la fois leur productivité mais aussi leur bien-être. Il paraît alors simple et évident de dire : Investir dans le silence, c’est surtout investir dans la pérennité de son entreprise.

Le silence est d’or.


Plusieurs types d’investissements existent à l’heure actuelle. En effet, il est commun de voir des employeurs proposer des espaces de travail isolés du reste de l’open-space pour travailler au calme, des salles de repos pour passer les appels, des cloisons coupe-bruit etc … 

Cependant, certains collaborateurs n’ont pas la possibilité de se déplacer et doivent endurer les conversations et nuisances sonores omniprésentes dans les open-spaces …
Ces derniers utilisent alors le plus souvent des écouteurs avec la musique portée suffisamment forte pour « couvrir » les bruits environnants.
Mais, sur une journée de travail de 8 heures, porter des écouteurs en permanence s’avère être une option dangereuse pour l’audition … 

Un problème trop bruyant pour être ignoré


En effet, responsable de multiples gênes allant de la perte de concentration à la perte d’efficacité provocant une baisse indéniable de productivité de l’employé pour l’entreprise, le bruit n’a pas fini de vous causer du tort. 

Véritable fléau au travail, le bruit continue d’influer sur votre journée même une fois que vous êtes rentré du travail. L’exposition quotidienne et continue à un certain niveau sonore durant plus de 8 heures en est la cause. Vous serez alors beaucoup plus sensible et intolérant au bruit en fin de journée … Vous rendant par la même occasion éreinté et plus facilement irritable. Votre journée de travail aura généré beaucoup plus de fatigue qu’elle n’aurait dû et cela se ressent sur votre état de forme, vous êtes davantage stressé …



Les pistes de réflexion …

En bref, le bruit intervient à tout moment de la journée. Il convient de s’en protéger lorsqu’il est possible de le faire, pour ne pas avoir à subir les répercussions d’une trop longue exposition pouvant entraver et nuire à votre santé.

Les protections anti-bruit sont trop « radicales » car elles coupent littéralement leur porteur du bruit, l’empêchant ainsi d’entendre les paroles des collègues de travail, dans les open-spaces, ce n’est pas adapté.

Il faut pouvoir rester en alerte lorsqu’on nous appelle. Chez Interson Protac, nous proposons une solution particulièrement adaptée aux open-spaces et aux bureaux de façon générale, le bouchon moulé sur-mesure Pianissimo. (cf. " Le Pianissimo, la protection auditive conçue pour l'open-space ") Seuls les bruits néfastes pour l’oreille interne sont filtrés et réduits tandis que les fréquences graves de la voix sont modérées permettant ainsi de communiquer librement avec les collaborateurs.

Le collaborateur n’est ainsi plus gêné par les bruits environnants et peut ainsi travailler en toute sérénité sans être interrompu par des bruits intempestifs mais aussi sans crainte pour sa santé et son audition. 


      

Comme lui, respirez la sérénité ! 


Si pour vous aussi,  les bruits présents sur votre lieu de travail se révèlent être une nuisance entravant votre concentration nécessaire à la réalisation de vos tâches, n’hésitez pas à prendre contact avec nous afin que nous puissions trouver ensemble la solution à votre problématique.

 

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