Qu’est-ce que la surdité professionnelle ? 

En 1982, la surdité professionnelle devint la 1ère maladie professionnelle.
Aujourd’hui, plus d’un salarié sur deux est gêné par le bruit de façon récurrente à son lieu de travail. En effet, le secteur le plus touché par ce phénomène est celui de l’industrie à raison de 3.000 à 4.000 cas par an.

Certaines professions sont plus sujettes à ce type de pathologie que d’autres.
En effet, le bruit est un véritable danger car atteint des niveaux très élevés et ce de façon constante et quotidienne notamment dans :

  • L’industrie mécanique, à cause notamment des machines extrêmement bruyantes telles que le marteau perforateur, la machine à air comprimé etc …
  •  L’industrie du bois avec les scies circulaires
  • Les métiers du tissage
  • Les métiers de l’édition (rotatives)
  • Et surtout le secteur du BTP.

La grande majorité des machines dans ces métiers-là atteignent les 100dB.

 

 

LA SURDITÉ SE CARACTÉRISE PAR UNE BAISSE DE L’AUDITION TEMPORAIRE OU DÉFINITIVE DU SUJET, 
elle peut également être accompagnée de symptômes gênants tels que les acouphènes, les vertiges, les otalgies etc … mais aussi des effets non-auditifs souvent méconnus comme la fatigue, le stress, l’insomnie, l’irritabilité etc … (cf : Les risques du bruit au travail.)

LA SURDITÉ DUE AU BRUIT EST UNE SURDITÉ DE PERCEPTION, IRRÉVERSIBLE, CONTRAIREMENT À LA FATIGUE AUDITIVE.
Elle apparaît de façon progressive chez les salariés exposés fréquemment au bruit ne portant pas de protections auditives sur leur lieu de travail.
Il est impossible de soigner la surdité. Elle est définitive et entraîne par la suite l’éviction du poste sujet au bruit pour le salarié afin d’empêcher toute détérioration aggravée.
Enfin, selon le degré de déficience auditive du salarié, le port d’une protection auditive est proscrit et devient alors la seule solution envisageable. 

 

DANS LE CAS OÙ IL EST IMPOSSIBLE DE DIMINUER LA NUISANCE SONORE AU SEIN D’UN ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL, IL DEVIENT ALORS IMPÉRATIF POUR LES PERSONNES Y TRAVAILLANT DE PORTER DES PROTECTIONS AUDITIVES INDIVIDUELLES. 
Le choix de ces dernières se fait alors à la suite d’une étude et d’un diagnostique sonore du lieu de travail (cf. KOOL Diagnostic). Le résultat obtenu permettra d’orienter le choix de la protection individuelle la plus adéquate (casque anti bruit, bouchon d’oreille …) L’objectif principal est d’atténuer les risques et les effets nocifs du bruit sur l’audition prévenant ainsi toute détérioration de l’oreille interne.



Temps limite d’exposition au bruit

C’est la durée durant laquelle le salarié va porter sa protection qui va déterminer l’efficacité de cette dernière.
Pour un temps d’exposition de 8 heures et un temps de port réel identique, l’atténuation qui en résulte à tendance à s’équilibrer, quel que soit l’affaiblissement des protections.

La dose de bruit c’est l’énergie acoustique perçue par notre système auditif pendant un temps d’exposition donné.
Le temps d’exposition de référence étant de 8 heures. Ce temps est réduit de moitié́ à chaque fois que la dose de bruit augmente de 3 dB(A).
Plus le salarié est exposé longtemps au bruit, plus son audition est susceptible d’en pâtir. Le graphe suivant montre qu’il est impératif de garder sa protection auditive en permanence et même simplement en situation de risque de bruit. En effet, il suffit de quelques secondes d’exposition à un volume sonore de 110dB, typiquement le temps nécessaire à un salarié pour s’équiper de ses protections auditives, pour qu’il soit exposé à sa dose de bruit admissible de la journée (au-delà de laquelle l’audition reçoit des dommages.)

Danger du bruit au travail

En cas d’exposition trop forte au bruit, la surdité n’intervient pas immédiatement comme une blessure, ce n’est qu’après plusieurs années d’exposition que les premiers symptômes apparaissent. Il existe une progression naturelle de la surdité avec l’âge qui s’appelle la presbyacousie.

 

 

 

Le graphe ci-contre montre la perte d’audition en dB d’un salarié non protégé́ exposé à 100 dB(A) chaque jour.

Exposition au bruit

 

Les conséquences du bruit

Si l’ouvrier reste soumis au bruit traumatisant sans protection auditive, la surdité évolue par paliers.

Evolution de la surdité

1ère ÉTAPE (jaune) :
Le sujet ne se rend pas encore compte de sa perte d’audition car les fréquences de la parole sont peu touchées.
La surdité commence par une encoche à la fréquence 4000 Hz.
La perte auditive dépasse 30 dB. Il s’agit d’une zone d’hypersensibilité de l’oreille où l’énergie acoustique frappe les cellules sensorielles de la zone réceptive de cette fréquence.
L’effet clinique est nul.
La découverte est faite lors des examens systématiques ; le sujet ne se doutant pas au début d’atteinte auditive.

2ème ÉTAPE (orange) :
Les fréquences aiguës de la conversation sont touchées.
Le sujet se renferme sur lui même, il ne communique plus facilement.
La lésion s’étend vers la fréquence 2000 Hz.
Lorsque la perte atteint 30 dB pour cette fréquence, le sujet commence à remarquer sa surdité, il fait répéter.

3ème ÉTAPE (rouge) :
La surdité est profonde et irréversible, la gène sociale est très forte.
Toutes les fréquences sont atteintes, même le 5000 Hz dont la perte dépasse 30 dB. La fréquence 8000 Hz est également très touchée.
Le défaut de perception de la parole est important.
La surdité est sévère et profonde.



F.A.Q : 


 

Qu’est-ce que la surdité professionnelle ?

La surdité professionnelle est l’une des maladies professionnelles les plus répandues.
Souvent négligée et sous-estimée, le bruit en est le principal facteur. La surdité professionnelle est causée par une exposition prolongée de l’oreille à un volume sonore élevé sur le lieu de travail entraînant chez le salarié une perte progressive, pouvant être brutale, de l’audition. La surdité professionnelle est irréversible. Le seul moyen de s’en prémunir est de sensibiliser les salariés aux potentiels risques que représente le bruit (cf. Sensibiliser vos salariés) via des campagnes de prévention ainsi que des unités de formations pour, par la suite, s’en protéger le plus tôt possible.

 

Si l’un de mes salariés en est atteint, suis-je responsable ?

Conformément à la législation, l’employeur est tenu d’une responsabilité non pas de moyen mais de résultats (cf. Loi, réglementation et obligation légale). En effet, l’employeur doit mettre en place des mesures permettant de réduire l’intensité sonore (isolation des machines bruyantes, instaurer une surveillance médicale, garantir des protections individuelles …) sans quoi le salarié peut se retourner contre l’employeur pour négligence à ses obligations légales de protection de ses salariés.

 

Comment puis-je prévenir les risques ?

Il suffit, dans un premier temps, de faire un diagnostic de l’environnement sonore (cf. KOOL Diagnostic) avec un conseiller directement sur votre lieu de travail afin de déterminer le risque potentiel relatif à l’exposition au bruit. Ce dernier vous accompagnera et vous aidera alors à choisir la solution la plus adaptée aux besoins de vos salariés.

 

 

 

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